"Nous espérons que les efforts de médiation de la Russie vont se révéler payants", a déclaré Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
"La Chine envisage de dépêcher un émissaire dans des pays de la région et (souhaite) jouer un rôle constructif pour une solution politique à la crise syrienne", a ajouté M. Liu, sans nommer ces pays.
Sergueï Lavrov, dont le pays est un allié traditionnel de la Syrie au Proche-Orient, doit s'entretenir avec le président syrien Bachar al-Assad mardi à Damas.
La Russie et la Chine ont apposé samedi leur veto à une résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU. Cela a déclenché la colère de plusieurs pays arabes et l'indignation des Occidentaux. Ce double veto a été qualifié de "permis de tuer" par l'opposition syrienne.
Les Etats-Unis ont de leur côté émis l'espoir M. Lavrov fasse "bien comprendre au régime" de Bachar al-Assad combien il était "isolé".
La Ligue arabe a pour sa part promis de continuer à travailler avec le régime syrien et l'opposition en vue d'une "solution politique" à la révolte réprimée dans le sang.
"Nous continuerons de soutenir le rôle constructif et positif joué par la Ligue arabe", a déclaré mardi Liu Weimin.
Depuis le début du soulèvement contre le régime syrien il y a 11 mois, la répression des manifestations a fait plus de 6.000 morts selon des militants et elle se poursuivait après le dernier week-end particulièrement sanglant.
Les autorités syriennes se sont engagées mardi à poursuivre leurs "opérations" contre les "groupes terroristes" à Homs, haut lieu de la contestation, jusqu'au rétablissement de "la sécurité et de l'ordre".


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