Les manifestants se sont rassemblés dans l'après-midi à Jahra, au nord-ouest de la capitale, et à Soulaibiya, à l'ouest de la capitale, les deux villes où résident la plupart des 105.000 apatrides du Koweït, pour dénoncer les violences lors d'une manifestation similaire vendredi à Jahra.
La police anti-émeute a poursuivi les manifestants dans les rues et procédé à des dizaines d'arrestations, selon des témoins.
L'Association koweïtienne des droits de l'Homme a affirmé que trois de ses équipes d'observateurs sur les manifestations avaient été arrêtées, et que seule l'une d'elles avait été libérée. Des médias locaux ont aussi annoncé que plusieurs journalistes avaient été passés à tabac samedi par la police.
Vendredi, plusieurs manifestants avaient été blessés et une cinquantaine d'autres arrêtés après l'intervention des forces de l'ordre. Selon le ministère de l'Intérieur, les affrontements ont fait 21 blessés parmi les membres des forces de sécurité, dont 5 ont dû être hospitalisés.
Alors que les apatrides manifestent chaque vendredi au Koweït, le ministère avait prévenu mardi qu'il n'autoriserait plus aucun rassemblement.
Les apatrides du Koweït réclament leur naturalisation, affirmant être dans cette situation uniquement parce que leurs ancêtres ne se sont pas fait enregistrer lors d'un recensement il y a une cinquantaine d'années.
Le gouvernement estime qu'environ 34.000 apatrides sont dans ce cas et pourraient être naturalisés. Mais il juge que les autres, ou pour certains leurs parents, cachent ou ont détruit les documents prouvant leur véritable nationalité afin d'avoir accès aux avantages que le Koweït accorde à ses citoyens grâce aux revenus pétroliers.


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