Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a estimé mercredi que les nouvelles violences meurtrières survenues en Syrie en dépit de la signature par Damas d'un protocole pour la protection des civils étaient "inacceptables", a rapporté l'agence de presse Anatolie.
"En dépit de la signature du protocole, de nombreuses personnes ont été tuées en Syrie, c'est inacceptable", a déclaré M. Davutoglu, cité par Anatolie, en réponse aux questions de journalistes après un entretien à Ankara avec l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri.
"Le principal objectif était de faire cesser immédiatement les effusions de sang. Mais malgré la signature (du protocole) les gens continuent d'être tués. Nous suivons la situation de près. (...) Nous continuerons de soutenir la Ligue arabe. Nous espérons que ce massacre va s'arrêter", a poursuivi le ministre.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad a signé lundi au Caire un protocole pour la protection des civils, proposé par la Ligue arabe, qui prévoit notamment le déploiement d'observateurs arabes en Syrie, où la répression d'une révolte populaire a fait plus de 5.000 morts depuis la mi-mars, selon l'ONU.
Avec 111 civils tués selon des militants, la journée de mardi a néanmoins été l'une des plus meurtrières depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad.
Damas a accusé l'opposition de vouloir saboter la mission d'observation de la Ligue arabe, qui doit débuter jeudi.
La Turquie s'est jointe à la Ligue arabe pour imposer des sanctions au régime de Damas, accusé de réprimer férocement des manifestations antigouvernementales. Ankara a ainsi gelé les échanges commerciaux avec la Syrie, son ex-allié.


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