Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a exprimé mercredi son malaise au sujet de "propos irresponsables" exprimés récemment par certaines autorités iraniennes menaçant de frapper en Turquie le bouclier anti-missiles de l'Otan. "Nous avons transmis les avertissements nécessaires à ceux qui ont tenu des propos irresponsables", a-t-il dit dans un entretien à l'agence de presse semi-officielle turque Anatolie.
Le ministre iranien a expliqué que seul le président (Mahmoud Ahmadinejad), le guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) et lui-même étaient habilités à exprimer la ligne officielle sur la politique étrangère de l'Iran. M. Salehi s'est félicité de l'"excellent niveau" des rapports politiques et économiques actuels entre la Turquie et de l'Iran voisins, "des relations qui reposent sur une grande fraternité et amitié".
Le général Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution, a averti fin novembre que, si l'Iran était menacé, les forces armées iraniennes comptaient "d'abord prendre pour cible le bouclier de défense antimissile de l'Otan en Turquie" avant de passer ensuite "à d'autres cibles".
Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu avait quelques jours après exprimé son "inquiétude" auprès de son homologue iranien au sujet de cette menace.
La Turquie a accepté l'an dernier l'installation dans le sud-est de son territoire d'un système radar d'alerte précoce dans le cadre du bouclier antimissile de l'Otan destiné, selon les Etats-Unis, à faire face aux menaces d'attaques de missiles venant du Moyen-Orient, en particulier d'Iran.
Le ministre iranien a expliqué que seul le président (Mahmoud Ahmadinejad), le guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) et lui-même étaient habilités à exprimer la ligne officielle sur la politique étrangère de l'Iran. M. Salehi s'est félicité de l'"excellent niveau" des rapports politiques et économiques actuels entre la Turquie et de l'Iran voisins, "des relations qui reposent sur une...


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