"Je condamne avec la plus grande fermeté le lâche attentat ayant eu lieu ce matin contre la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), qui a blessé cinq Casques bleus français et un civil à Tyr", a ajouté le ministre dans un communiqué.
"La France demande que toute la lumière soit faite sur cet attentat. Nous appelons les autorités libanaises à tout mettre en oeuvre pour que les responsables soient jugés", a poursuivi M. Juppé, en indiquant que Paris ne tolérera pas qu'il soit porté atteinte à la sécurité des personnels militaires déployés au Liban dans le cadre d'une opération de paix internationale.
"La sécurité et la liberté de mouvement des soldats de la Finul doivent être garanties. Tout doit être mis en oeuvre pour prévenir de tels attentats", a-t-il aussi souligné, en estimant que "la Finul apporte une contribution essentielle à la paix et à la sécurité du Liban dans un environnement régional instable".
L'attaque a été perpétrée au moyen d'une bombe qui a visé la patrouille des Casques bleus à Tyr, dans le sud du Liban, avait indiqué au préalable à l'AFP un responsable des forces de sécurité dans ce pays.
Le 26 juillet, six Casques bleus français avaient déjà été blessés par une explosion d'origine indéterminée, jamais revendiquée, qui avait visé un convoi de la Finul près de Saïda (sud).
La Finul a été mise sur pied en 1978, afin de surveiller la frontière entre le Liban et Israël. Sa mission a été prolongée et étendue après la guerre de 2006 entre l'Etat hébreu et les militants libanais chiites du Hezbollah, qui a fait environ 1.200 morts, pour la plupart des civils.


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