Ahmet Davutoglu "adoptera la position la plus ferme" contre les attaques visant ses représentations diplomatiques sur le sol syrien, a ajouté le ministre devant une commission parlementaire.
La Turquie a demandé dimanche à la communauté internationale d'agir d'une "même voix" face à la situation en Syrie et a convoqué le représentant syrien à Ankara après de violentes manifestations samedi contre ses missions diplomatiques dans ce pays, son ancien allié dans la région.
Le vice-Premier ministre Bülent Arinç a pour sa part annoncé lundi que la Turquie attendait des excuses officielles de la Syrie.
"Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a exprimé par voie de presse sa tristesse au sujet du rapatriement des familles des employés de l'ambassade (...) avec des mots s'apparentant à des excuses", a déclaré M. Arinç à la presse à l'issue d'un Conseil des ministres.
"La Turquie affirme qu'elle attend des excuses officielles (transmises) par la voie diplomatique", a-t-il poursuivi.
M. Davutoglu a par ailleurs déploré que les efforts de médiation turque entrepris depuis le début de l'année auprès du régime syrien se soient soldés par un échec.
"Nous avons tout fait pour que le sang ne soit pas versé (...) Pour que notre amitié en sorte renforcée avec ce pays, avec lequel nous partageons une frontière de 910 km", a-t-il poursuivi.
M. Davutoglu a souligné que le gouvernement islamo-conservateur turc soutenait au Moyen-Orient les revendications populaires en faveur de davantage de droits. "Nous soutenons les revendications des peuples qui se soulèvent pour de tels droits", a-t-il dit.
"La Turquie ne peut rester un simple spectateur lorsque les valeurs universelles sont piétinées", a ajouté le ministre, faisant allusion à la répression en Syrie qui a fait plus de 3.500 morts, selon un bilan de l'ONU.
Alliée économique et politique de la Syrie avant les troubles dans ce pays, la Turquie a vivement condamné la répression contre les opposants au président Bachar al-Assad, et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu'il avait coupé les ponts avec le régime de Damas.
Ankara a aussi évacué de Syrie les familles de ses diplomates et ses personnels non essentiels.


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