Le président Ali Abdallah Saleh, absent du Yémen depuis près de trois mois, a de nouveau exigé un mécanisme pour mettre en application un plan des monarchies du Golfe pour une transition pacifique dans son pays, dans un discours à l'occasion de le fête d'el-Fitr célébrée mardi. M. Saleh, en convalescence à Ryad où il a été hospitalisé le 4 juin au lendemain d'un attentat à Sanaa, a refusé jusqu'ici de parapher un plan proposé par le Conseil de coopération du Golfe en concertation avec les États-Unis et l'Union européenne pour mettre fin à une crise qui perdure et un mouvement de contestation qui réclame le départ du président Saleh depuis fin janvier.
M. Saleh a indiqué avoir chargé le bureau politique de son parti, le Congrès populaire général, de « prendre contact avec le Forum commun (...) pour élaborer un mécanisme d'application du plan du Golfe et le signer sans délai ». Le Forum commun, une coalition de l'opposition parlementaire, refusait de renégocier le plan qu'il avait déjà signé, rendant M. Saleh responsable de l'impasse. Tout en s'en prenant violemment à ses adversaires, qu'il qualifie de « criminels » et de « comploteurs », M. Saleh a de nouveau appelé au « dialogue national » pour « définir les priorités (...) dans le respect de la Constitution », en référence à son mandat qui court jusqu'en 2013. Dans un rejet à peine voilé des pressions régionales et internationales, il a déclaré : « Nous, les Yéménites, connaissons bien les intérêts supérieurs du peuple et de la patrie (...) pour parvenir à la solution requise » et pour « préparer l'élection d'un nouveau président ». Dans son discours écrit, publié par l'agence officielle Saba, M. Saleh a exhorté ses concitoyens à « faire front commun contre ceux qui veulent entraver la démocratie dans le pays ».
M. Saleh, apparu en bonne forme à la télévision d’État ces dernières semaines, a passé sous silence son éventuel retour au Yémen, après avoir annoncé le 16 août : « A bientôt dans notre capitale Sanaa ».
Le plan du Golfe prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l'immunité pour le chef de l’État et ses proches.
M. Saleh a indiqué avoir chargé le bureau politique de son parti, le Congrès populaire général, de « prendre contact avec le Forum commun (...) pour élaborer...


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