A la suite de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, le député Michel Aoun a déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’« il existe un grand conflit » autour du projet sur la réforme du secteur de l'électricité au Liban présenté par le ministre Gebran Bassil. Un conflit « entre deux logiques et deux mentalités : une logique d’État et d’institutions publiques qui veut le bien des citoyens, et une logique qui voit l’État comme une entreprise et les citoyens comme des clients ».
« Nous présentons aujourd’hui un plan réformateur, a-t-il poursuivi. Quand nous sommes arrivés, le secteur des télécommunications était en train de mourir. Nous avons augmenté le nombre de clients du secteur de 2,2 millions à 3 millions ». Et nous allons poursuivre la réforme du secteur jusqu’à ce qu’elle « atteigne le niveau européen », a ajouté Michel Aoun. « Il est temps aujourd’hui qu’il y ait un projet dans le domaine de l’eau qui puisse assurer l’eau à chaque ménage 24h sur 24 », a-t-il également déclaré, avant d'ajouter : « Vous allez découvrir que j’avais raison lorsque j’ai dit que le Liban est en train d’être volé. Nous sommes en train de traiter toutes ces questions même si la société ne le sait pas ».
« Le Liban n’est pas la poubelle du Moyen-Orient et il va devenir un État. Il faut seulement que le peuple soit conscient des complots existants », a encore déclaré M. Aoun. « Comment peut-on allouer des fonds au Conseil des ministres mais pas au ministre ? », a-t-il martelé. « Les lois permettent au ministre d’agir et tout passera par les juridictions concernées ». « J'espère que la question de l’électricité sera résolue aujourd’hui, sinon nous démissionnerons du gouvernement », a-t-il averti.
« Lors de notre réunion aujourd’hui, nous avons discuté de la fuite des détenus de la prison de Roumieh et d’autres crimes qui ont eu lieu sans que les responsables ne paraissent s'en soucier. Nous demandons que l’enquête sur le sujet soit rendue publique », a-t-il poursuivi, en s'attaquant une nouvelle fois aux Forces de sécurité intérieure (FSI).
« Le discours du Courant du Futur et de ses alliés encourage la discorde confessionnelle. Mais il n’y aura pas de conflit confessionnel armé au Liban », a également affirmé Michel Aoun, avant d'ajouter : « En ce qui concerne Lassa, cette question n’est pas politique et n’a rien à voir avec le Hezbollah ou le mouvement Amal ou "les chiites". Le problème est juridique (…) et doit donc être résolu par la loi ».Revenant sur l'affaire de l'interview accordée par l'un des suspects visé par le Tribunal spécial pour le Liban au magazine américain Time, le député Aoun a déclaré : « Ne croyez pas tout ce que disent les médias étrangers. Je ne veux pas commenter l’article du Time, mais nous répétons toujours qu’il existe des médias mensongers ». « En ce qui concerne la position du Hezbollah face au TSL, ils ont le droit de défendre leur innocence », a-t-il conclu.
« Nous présentons aujourd’hui un plan réformateur, a-t-il poursuivi. Quand nous sommes arrivés, le secteur des télécommunications était en train de mourir. Nous avons augmenté le nombre de clients du secteur de 2,2 millions à 3 millions ». Et nous allons poursuivre la réforme du secteur jusqu’à...


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