Le chef de l'État Michel Sleiman a exhorté les responsables libanais à privilégier le dialogue afin de pouvoir faire face aux dangers qui menacent le Liban avant qu'il ne soit trop tard. "Le dialogue n'est pas une opération de négociation, mais un acte national. Le dialogue n'a par pour but de renforcer un parti aux dépens des autres ou de se soumettre aux exigences d'un parti aux dépens des autres. Il est notre seul moyen de trouver des solutions aux problèmes qui nous guettent", a déclaré M. Sleiman dans son discours lors d'un iftar organisé au palais de Baabda. Le général Sleiman a souligné que le dialogue « ne tend pas seulement à régler les problèmes en suspens, mais à éviter des conflits à venir, consolider les fondements d’une stabilité permanente". Le chef de l’État a poursuivi en insistant sur le fait que "le peuple rejette la discorde et aspire à l’édification d’un État juste et capable, à même de réaliser ses rêves d’une vie digne". "Les responsables politiques se doivent ainsi d’œuvrer à renforcer le climat démocratique, l’esprit consensuel et la logique du dialogue", a déclaré le président.
Et M. Sleiman de poursuivre : "Les transformations arabes vers la démocratie, qu'elles aient des répercussions positives ou négatives, nous imposent d’améliorer le rendement de notre système en restant un exemple régional en la matière". M. Sleiman s’est surtout attardé sur une nouvelle loi électorale, moderne et juste, et sur la loi sur la décentralisation administrative dont les textes sont en cours de préparation. Évoquant les prospections de pétrole et de gaz, le chef de l’État a jugé que "ces richesses doivent être considérées comme une porte ouverte sur le développement de notre économie dans ce pays de démocratie consensuelle et de coexistence".