A Tokyo, le désarroi d'un trader. Les bourses asiatiques ont toutefois moins dégringolé, aujourd'hui, que les bourses européennes. Yuriko Nakao/
En première ligne de la dégringolade et frappées par des rumeurs tous azimuts, les banques enregistraient également d'importants reculs. BNP Paribas cédait 6% et Société Générale 8,48% à 11H40 GMT. Deutsche Bank perdait elle 3,48%. Parmi les nouvelles rumeurs agitant de nouveau les marchés européens ce jeudi, l'une évoquait une provision supplémentaire de BNP Paribas de 500 millions d'euros sur la Grèce.
Les dirigeants européens n'ont pas tardé à monter au créneau pour essayer d'apaiser les marchés financiers, qui redoutent désormais un tarissement des liquidités. « Les évolutions récentes des marchés boursiers n’affectent pas la solidité financière des banques françaises et la capacité de résistance dont elles ont fait preuve depuis le début de la crise », a assuré le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer. La banque centrale européenne (BCE) continuait aussi à jouer les pompiers de la zone euro, à en croire l'envolée de ses prêts d'urgence aux banques la veille.
En Asie, les investisseurs n'ont toutefois pas cédé jeudi à la panique. Tokyo a seulement perdu 0,63%. Hong Kong a baissé de 0,95%, alors que Shanghai a clôturé en hausse (+1,27%) et Sydney a fini à l'équilibre. Vers 12H00 GMT, le yen s'appréciait aussi nettement face au dollar et à l'euro, à 76,56 yens pour un dollar, et à 108,33 yens pour un dollar.
En ce qui concerne l'euro, il a fortement baissé face au billet vert, à 1,4150 dollar, tandis que le prix du pétrole reculait légèrement.
Devant les incertitudes, les investisseurs se tenaient éloignés de tous les placements financiers à risque. Ils leur préféraient des actifs plus sûrs. L'or, valeur refuge par excellence, crevait de nouveaux plafonds, dépassant les 1800 dollars.
La chute boursière de l'été 2011 évoque chez les investisseurs le souvenir funeste de la crise financière de 2008 dont elle est la réplique, sur fond d'endettement des Etats qui paient le prix du sauvetage du système financier après la chute de Lehman Brothers. L'ampleur des variations n'atteint cependant pas encore les sommets de fin 2008.
Ce qui inquiète désormais ce sont les banques trop exposées à des pays dont la solvabilité laisse à désirer, les investisseurs en venant à se demander si le nouveau Lehman Brothers n'est pas un Etat endetté comme l'Espagne et l'Italie, voire les Etats-Unis.
En première ligne de la dégringolade et frappées par des rumeurs tous azimuts, les banques enregistraient également d'importants reculs. BNP Paribas cédait 6% et Société Générale 8,48% à 11H40 GMT. Deutsche Bank perdait elle 3,48%. Parmi...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine