Les militaires belges, qui font partie de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), "faisaient route de Beyrouth à At-Tiri", lieu du cantonnement belge, dans la nuit de lundi à mardi, "lorsque leur convoi a dû dévier de l'itinéraire prévu pour des raisons encore inconnues", explique le ministère de la Défense dans un communiqué.
"Le convoi s'est retrouvé alors sur un chemin de sable difficilement accessible", "dans les environs de Srifa". "La colonne belge a été bloquée et les militaires ont été la cible de jets de pierre. Les forces armées libanaises ont été immédiatement dépêchées sur place afin d'intervenir", poursuit le ministère.
"Le convoi a ensuite été escorté jusqu'au camp coréen de la Finul près de Tyr, où les militaires belges ont passé la nuit", selon le texte.
"Durant l'incident, deux militaires belges ont été légèrement blessés et quelques véhicules ont été endommagés. Une enquête a été ouverte par les autorités libanaises et la Finul", conclut le communiqué.
Fin mai, un attentat non revendiqué avait blessé six Casques bleus italiens et deux civils dans le sud du Liban. Une bombe artisanale avait explosé au passage d'une patrouille de l'ONU dans la localité de Rmeilé, près de Saïda, blessant grièvement deux soldats italiens.
Le Conseil de sécurité de l'ONU avait condamné "avec la plus grande fermeté" cette attaque "terroriste", la première contre les troupes des Nations unies déployées au Liban depuis janvier 2008.
La Finul, mise sur pied en 1978 pour surveiller la frontière entre le Liban et Israël, dispose de 13.000 hommes provenant de plusieurs pays déployés dans le sud du Liban, l'Italie apportant le contingent le plus important (1.780), devant la France (1.600) et l'Espagne (1.100 hommes). La Belgique y compte actuellement une centaine d'hommes, principalement des démineurs.


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