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Irak: Moqtada Sadr veut punir des miliciens proches du "Zarqaoui chiite"

Le chef radical chiite Moqtada Sadr a demandé que soient arrêtés et punis pour leur comportement violent plusieurs de ses anciens miliciens liés à celui qui fut surnommé le "Zarqaoui chiite", en raison des atrocités qu'il a commises.
Dans un message publié lundi, il répondait à des habitants de Sadr City, son fief à Bagdad, qui lui demandaient son aide face aux exactions de la famille d'Abou Deraa, ce redoutable tueur qui massacra sans compter des sunnites lors de la guerre interconfessionnelle de 2006-2007.
"Ce sont des criminels sans foi, le gouvernement doit les arrêter et la population de ce quartier doit les empêcher d'agir en faisant intervenir des chefs tribaux ou des responsables du district", écrit-il.
Il a fait cette mise au point à la suite d'une lettre envoyée par un groupe d'habitants du secteur 33 de ce quartier misérable de Bagdad qui lui demandait "aide et protection pour stopper les agissements" du groupe d'Abou Deraa, composé notamment de ses frères Halim et Salmane et de son neveu Haïdar.
Ces habitants reprochaient au groupe d'avoir "brûlé des maisons, déplacé six familles et ouvert le feu de manière indiscriminée".
Selon des témoins, les hommes d'Abou Deraa pratiquent le racket. Samedi, ils ont tenté d'empêcher des agents de la compagnie d'électricité d'installer des poteaux et de raccorder des fils électriques afin de les contraindre à embaucher des membres de leur groupe, ont raconté ces témoins à l'AFP.
"Il y a eu des tirs et Abou Ahmed, un membre de ce groupe, a été tué. Les gens d'Abou Deraa sont partis chercher des armes de gros calibre mais la police et l'armée les en ont empêchés", a raconté l'un d'entre eux. Le groupe d'Abou Deraa compte une centaine de membres.
De son vrai nom Ismaïl al-Lami, mais surnommé Abou Deraa ou Hajj Ismaïl ou encore Abou Haïdar -du nom de son fils qui a perdu un bras durant les affrontements avec l'armée américaine- il a été un responsable militaire de l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical Moqtada Sadr, avant de fuir en Iran en 2008.
C'est surtout durant la guerre confessionnelle de 2006 et 2007 que cet homme âge d'une quarantaine d'années, le visage rond en partie caché par une barbe noire et courte, s'est illustré en tuant de nombreux sunnites et en jurant de débarrasser la capitale de cette communauté.
Les sunnites l'avaient surnommé le "Zarqaoui chiite", en référence à Abou Moussab al-Zarqaoui, le premier chef d'el-Qaëda en Irak qui avait déclenché une guerre sans merci contre les chiites.
Citant une source de sécurité, le quotidien en langue arabe Asharq al-Awsat affirme qu'après avoir échoué dans ses études, Abou Deraa vendait du poisson avec son père sur le marché Mraïdi à Sadr City. Ayant obtenu le grade de sergent dans l'armée sous Saddam Hussein, il avait ensuite déserté et n'était réapparu qu'après l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003.
Le chef radical chiite Moqtada Sadr a demandé que soient arrêtés et punis pour leur comportement violent plusieurs de ses anciens miliciens liés à celui qui fut surnommé le "Zarqaoui chiite", en raison des atrocités qu'il a commises.Dans un message publié lundi, il répondait à des habitants de Sadr City, son fief à Bagdad, qui lui demandaient son aide face aux exactions de la famille d'Abou Deraa, ce redoutable tueur qui massacra sans compter des sunnites lors de la guerre interconfessionnelle de 2006-2007."Ce sont des criminels sans foi, le gouvernement doit les arrêter et la population de ce quartier doit les empêcher d'agir en faisant intervenir des chefs tribaux ou des responsables du district", écrit-il.Il a fait cette mise au point à la suite d'une lettre envoyée par un groupe d'habitants du secteur 33 de ce...