"La France, qui connaît le Liban mieux que n'importe quel autre pays en Europe, a aidé et continue d'aider l'Estonie en utilisant tous les moyens à sa disposition dans cette affaire d'enlèvement", a-t-il dit devant la presse à l'issue d'entretiens avec le Premier ministre Andrus Ansip et le ministre des Affaires étrangères Urmas Paet.
"Cela pourrait prendre du temps mais nous faisons de notre mieux pour aider à libérer les Estoniens", a ajouté le ministre qui arborait comme les dirigeants estoniens, un ruban jaune symbolisant l'espoir de l'Estonie de libérer ses ressortissants.
"Les autorités libanaises ont fait un bon travail d'investigation", a-t-il indiqué à l'AFP, précisant que dans la mesure ou l'Estonie n'a pas d'ambassade au Liban, la France fournissait toute l'aide logistique nécessaire dans ce pays ainsi qu'en Syrie.
"Nous travaillons sur cette affaire d'enlèvement des Estoniens non seulement au Liban mais également avec la Syrie où la France a de bons contacts", a-t-il dit sans toutefois vouloir donner plus de détails pour des raisons de sécurité.
Les sept touristes estoniens, tous des hommes âgés d'une trentaine d'années, ont été kidnappés le 23 mars dans l'est du Liban, après avoir pénétré sur le territoire à vélo en provenance de la Syrie voisine.
Ils ont lancé un appel à l'aide dans deux vidéos diffusées sur internet les 19 avril et 20 mai.
Deux mois après cet enlèvement, le mystère reste entier en raison du peu d'informations divulguées sur le sort des cyclistes estoniens ou sur leurs ravisseurs.
Lors de sa visite à Tallinn, M. Wauquiez a également évoqué avec ses interlocuteurs les questions concernant la sécurité énergétique et l'expertise de l'Estonie en matière de gouvernance électronique.
Après cinquante ans de domination soviétique jusqu'en 1991, ce pays balte de 1,3 million d'habitants qui a rejoint l'Union Européenne en 2004 et l'euro le 1er janvier 2011, est devenu un champion des hautes technologies, ce qui lui a valu le surnom d'"E-stonie".


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