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A l'ONU, l'Afrique du Sud critique les frappes de l'Otan en Libye

L'Afrique du Sud a accusé l'Otan mercredi de prendre délibérément pour cible Mouammar Kadhafi et mis en garde contre "la paralysie" que la mission de l'Alliance atlantique en Libye pourrait faire subir au Conseil de sécurité sur d'autres actions.
La ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane a lancé un avertissement voilé au Conseil de sécurité sur le fait que les frappes de l'Otan freinent les efforts pour se mettre d'accord sur une résolution sur la Syrie.
En tant que membre du Conseil de sécurité, l'Afrique du Sud avait voté en faveur de la résolution 1973 de l'ONU en mars qui a autorisé les opérations militaires en Libye pour protéger les civils.
La ministre a expliqué que "notre intention n'a jamais été un changement de régime ou de cibler des individus comme cela semble être le cas avec le colonel Kadhafi", selon une copie de son discours.
"Cela est manifeste avec le ciblage systématique de sa résidence qui a conduit à la mort de l'un de ses fils et un petit-fils ces dernières semaines", a-t-elle ajouté.
Mme Nkoana-Mashabane a réaffirmé les accusations du président sud-africain Jacob Zuma cette semaine selon qui l'Otan a outrepassé son mandat.
"Nous nous sommes fortement exprimés contre le dévoiement des bonnes intentions exprimées dans la résolution 1973, qui était co-parrainée par la Ligue arabe et des pays africains au sein du Conseil. Nous croyons fermement que cette résolution est détournée pour obtenir un changement de régime, pour des assassinats politiques et pour une occupation militaire étrangère", avait déclaré M. Zuma.
"Nous espérons que ceux qui mettent en oeuvre la résolution entendront ce message, dans le cas contraire ils risqueront la paralysie du Conseil", a ajouté la ministre.
Le ministre des Affaires étrangères de Mauritanie Hamady Ould Hamady s'exprimant au nom de l'Union africaine a également critiqué les frappes de l'Otan.
L'Union africaine a demandé fin mai la fin des bombardements de l'Otan sur la Libye, indispensable pour ouvrir la voix à une solution politique qu'elle a de nouveau défendue lors d'un mini-sommet extraordinaire à Addis Abeba.
L'Afrique du Sud a accusé l'Otan mercredi de prendre délibérément pour cible Mouammar Kadhafi et mis en garde contre "la paralysie" que la mission de l'Alliance atlantique en Libye pourrait faire subir au Conseil de sécurité sur d'autres actions.La ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane a lancé un avertissement voilé au Conseil de sécurité sur le fait que les frappes de l'Otan freinent les efforts pour se mettre d'accord sur une résolution sur la Syrie.En tant que membre du Conseil de sécurité, l'Afrique du Sud avait voté en faveur de la résolution 1973 de l'ONU en mars qui a autorisé les opérations militaires en Libye pour protéger les civils.La ministre a expliqué que "notre intention n'a jamais été un changement de régime ou de cibler des individus comme cela semble être le cas...