"Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) poursuivront leurs efforts pour aider les frères au Yémen à parvenir à un règlement pacifique, qui mettra fin aux combats en cours", a déclaré M. Zayani dans un communiqué publié tard jeudi soir.
"Soucieuses de la sécurité, de la stabilité et de l'unité du Yémen", les monarchies du CCG vont "travailler avec les Yéménites pour la réalisation de ce qu'ils jugent le meilleur pour leur pays", a-t-il ajouté sans plus de précision.
Le 23 mai, le CCG avait suspendu sa médiation, engagée début avril, après le refus du président Saleh de signer l'accord de transition, prévoyant son départ du pouvoir et élaboré en concertation avec les Etats-Unis et l'Union européenne (UE).
Au pouvoir depuis près de 33 ans, M. Saleh, dont le départ est réclamé depuis fin janvier par un large mouvement de protestations populaires, a continué à adresser des signaux contradictoires sur ses réelles intentions.
Ainsi son gouvernement a vaguement évoqué jeudi la possibilité de faire aboutir la médiation du Golfe, alors que la présidence sénégalaise affirmait en soirée que M. Saleh avait demandé au président Abdoulaye Wade d'intervenir auprès de la France et des Etats-Unis notamment pour un cessez-le-feu suivi d'élections auxquelles il ne se présenterait pas.
L'accord de transition a été déclaré mort par l'opposition yéménite, qui l'avait signé.
Le principal collaborateur du président Barack Obama pour l'antiterrorisme, John Brennan, en visite dans le Golfe, va oeuvrer lui à accroître la pression des Etats-Unis sur M. Saleh pour qu'il cède le pouvoir, selon la Maison Blanche.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine