"Nous déplorons les combats en cours depuis lundi dans la ville de Sanaa, conséquence de l'impasse politique actuelle dont le président Saleh porte l'entière responsabilité par son refus de signer l'accord de transition du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG)", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un point de presse.
"Nous condamnons ces violences qui ont provoqué de nombreuses pertes en vies humaines. Nous appelons les autorités en place et les parties au conflit dans la capitale à faire cesser ces combats et à protéger les populations des zones affectées par les affrontements armés", a ajouté ce porte-parole, Romain Nadal.
"Le président Saleh n'a maintenant qu'un seul choix: signer enfin l'accord établi sous l'égide du CCEAG", a-t-il souligné.
Un peu plus tôt, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait appelé à Paris "toutes les parties" à cesser "immédiatement" les violences au Yémen, réclamant à nouveau le départ du président Saleh.
Mardi, le Yémen avait rejeté toute ingérence dans ses affaires internes, après une déclaration de Paris jugeant "irresponsable" le refus du président Saleh de signer un accord sur la transition.
Le président yéménite a mis en garde dimanche soir l'opposition contre une "guerre civile", en refusant de signer l'accord sur la transition.
La France est l'un des principaux partenaires économiques du Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique, secoué depuis fin janvier par un large mouvement de protestation réclamant le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine