"L'opposition syrienne va tenir du 31 mai au 2 juin un congrès à Antalya pour soutenir la révolte en Syrie et les revendications du peuple syrien", a déclaré à l'AFP Ammar Qourabi, président de l’Organisation nationale des droits de l’Homme, basé en Egypte.
Ce congrès sera ouvert à tous les courants de l'opposition, aux personnalités indépendantes et aux représentants de toutes les confessions, a-t-il ajouté, évoquant notamment des courants qui se sont exprimés dans le cadre de la "déclaration de Damas", un groupe de réformateurs réclamant des changements démocratiques lancé en 2005.
Depuis le déclenchement à la mi-mars des manifestations de contestation contre le régime, au moins 1.062 personnes ont été tuées par les forces de sécurité syriennes, selon M. Qourabi.
"Nous avons une liste nominative de 1.062 personnes tuées, avec des indications sur les lieux où elles ont péri", a indiqué ce militant, précisant que les victimes avaient "été tuées par balles".
Selon lui, 10.000 personnes ont par ailleurs été arrêtées lors du mouvement de contestation sans précédent contre le régime autocratique de M. Assad, qui a succédé en 2000 à son père, Hafez al-Assad.
En avril, le président syrien a levé l'état d'urgence en vigueur depuis des décennies, l'une des principales revendications des contestataires, mais il a aussi réglementé le droit de manifester, continuant ainsi d'essayer de faire taire la contestation par la force.
Les opposants et les militants réclament la libération des détenus politiques, de nouvelles élections, l'annulation de la suprématie du parti Baas, et aussi la chute du régime, dominé par la minorité alaouite, une branche de l'islam chiite.


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