Selon le correspondant de l'AFP, des milliers de partisans du Mouvement sudiste, dont un grand nombre venus des provinces entourant Aden, ont défilé dans la capitale de l'ex-Yémen du sud, scandant "Révolution, ô sud".
Le Mouvement sudiste anime la contestation contre le pouvoir central dans le sud du pays, un Etat indépendant jusqu'en 1990. Il a rejoint en mars le mouvement général demandant le départ du président contesté Ali Abdallah Saleh.
Dans un communiqué lu devant la foule, l'un de ses membres a appelé à la mise en place d'un système fédéral reconnaissant les droits des sudistes après un éventuel départ de M. Saleh.
Un accord de transition devait être signé samedi soir par l'opposition au Yémen et paraphé dimanche par M. Saleh, sous le parrainage des monarchies arabes du Golfe, selon des responsables des deux camps.
Dans une déclaration publiée par la presse, le secrétaire général du Mouvement sudiste, Aballah al-Nakhibi, a affirmé que "la révolution des jeunes nous a réconciliés avec l'unité", affirmant que "90% des fils du sud sont en faveur de l'unité".
Le nord et le sud du Yémen avaient annoncé leur unification le 22 mai 1990, mais les dirigeants sudistes avaient proclamé le 21 mai 1994 une éphémère république sudiste, qui a été écrasée par les troupes nordistes en juillet de la même année.
Pour sa part, le principal dirigeant sudiste en exil, Ali Salem al-Baid, a affirmé dans un communiqué qu'il continuait de réclamer un Etat indépendant au Sud. Il a appelé les monarchies arabes du Golfe à "parrainer une conférence nationale qui favoriserait le retour à deux Etats indépendants" au Yémen.


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