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Un membre des Frères musulmans vise la présidentielle en Égypte

Abdel Moneim Aboul Foutouh, membre réformateur des Frères musulmans, a annoncé qu'il se présenterait à l'élection présidentielle égyptienne en candidat indépendant, initiative susceptible cependant de rallier les suffrages de la confrérie islamiste qui a annoncé qu'elle ne participerait pas à ce scrutin.
Des organisations laïques et l'Occident craignent de voir la confrérie, considérée comme la force politique la plus structurée du pays, gagner du terrain à l'issue du premier scrutin présidentiel organisé depuis le renversement du président Hosni Moubarak.
Le mouvement islamiste, interdit mais toléré sous l'ancien régime, a tenté de les rassurer en annonçant qu'il ne présenterait pas de candidat à la présidence lors de l'élection qui doit se tenir au début de l'année prochaine.
Il a par ailleurs indiqué que son aile politique, indépendant de la confrérie, s'était fixée comme objectif de présenter des candidats pour 45 à 50% des sièges du parlement lors des élections législatives prévues elle pour septembre.
Mais Abdel Moneim Aboul Foutouh, un membre réformateur de la confrérie, a annoncé son intention de briguer la présidence.
"Je me présenterai en tant que candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle. Je ne suis plus membre d'aucun parti maintenant", a-t-il déclaré à l'agence Reuters. Aboul Foutouh a assuré que sa décision ne modifiait en rien la position des Frères musulmans. "Les Frères musulmans en tant qu'organisation ne participeront pas à l'élection présidentielle et ont séparé leurs mandats, un changement que j'appelais de mes voeux depuis des années", a-t-il dit.
Sous le régime de Moubarak, les Frères musulmans présentaient leurs candidats sous l'étiquette d'indépendants pour contourner l'interdiction de se présenter aux élections.
En raison des fraudes électorales massives, il est difficile de jauger leur popularité réelle. En 2005, les Frères musulmans avaient remporté 20% des sièges du parlement; ils ont boycotté le scrutin de 2010, le dernier avant la chute de Moubarak.
Selon un sondage publié le 22 avril dans le quotidien Al Ahram, Aboul Foutouh et l'ancien président de la Ligue arabe, Amr Moussa, recueilleraient chacun 20% des intentions de vote contre 12% pour l'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradeï.
Abdel Moneim Aboul Foutouh, membre réformateur des Frères musulmans, a annoncé qu'il se présenterait à l'élection présidentielle égyptienne en candidat indépendant, initiative susceptible cependant de rallier les suffrages de la confrérie islamiste qui a annoncé qu'elle ne participerait pas à ce scrutin.Des organisations laïques et l'Occident craignent de voir la confrérie, considérée comme la force politique la plus structurée du pays, gagner du terrain à l'issue du premier scrutin présidentiel organisé depuis le renversement du président Hosni Moubarak.Le mouvement islamiste, interdit mais toléré sous l'ancien régime, a tenté de les rassurer en annonçant qu'il ne présenterait pas de candidat à la présidence lors de l'élection qui doit se tenir au début de l'année prochaine.Il a par ailleurs ...