"Le nom ne m'intéresse pas. Ce qui compte, c'est le contenu. Tout peut arriver, car le Hamas a aussi des problèmes et n'est pas si fort", a affirmé M. Peres dans cette interview au journal en ligne Y-Net à l'occasion du 63ème anniversaire de la création d'Israël.
"Quand j'ai engagé des négociations avec (le défunt dirigeant palestinien Yasser) Arafat, on me disait que cela n'aboutirait à rien et aujourd'hui je pense la même chose à propos du Hamas", a-t-il ajouté en allusion aux pourparlers secrets avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui ont préludé aux accords d'Oslo de 1993.
Selon lui, le Hamas s'expose à des sanctions économiques s'il s'obstine à rejeter les principes que la communauté internationale le somme d'accepter, à savoir la reconnaissance de l'Etat d'Israël et des accords conclus avec lui par les Palestiniens, et la renonciation à la violence.
M. Peres a par ailleurs souligné que "dans toute négociation, chaque partie veut prouver aux siens qu'elle est forte, agressive et ne veut renoncer à rien. Mais, les dirigeants savent au fond d'eux-mêmes qu'ils n'ont pas le choix et qu'il faut faire la paix (...) Personne n'aspire à revenir aux effusions de sang, et c'est pourquoi il faut faire la différence entre les apparences et le potentiel caché".
Interrogé sur le récent accord de réconciliation entre le Hamas et le parti laïc Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, M. Peres a déclaré: "s'ils veulent s'unir, eh bien qu'ils s'unissent. Nous, nous parlons des questions de sécurité qui nous concernent, et s'ils (les Palestiniens) forment une union avec une organisation qui continue de préconiser la destruction d'Israël, cela n'est plus une question intérieure palestinienne mais une affaire de politique étrangère qui nous concerne".
Lundi, M. Peres avait indiqué que M. Abbas restait "absolument" un partenaire pour la paix, malgré l'accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas.
"J'ai critiqué Abbas (à propos de cet accord), mais cela ne me libère pas de la nécessité de parler avec lui. Je n'ai pas l'intention de tourner le dos au camp de la paix palestinien, même si je le critique", avait-il déclaré.


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