"Les Jeunes de la révolte refusent l'initiative du Golfe", affirmait l'une des banderoles brandies par les protestataires, partis de la place du Changement où ils campent depuis le 21 février pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh.
"Non aux partis, notre révolte est celle des jeunes", répétaient en choeur les manifestants.
Des milliers d'autres protestataires se sont dirigés vers le siège du ministère de l'Information et les locaux de la radio-télévision.
Le pouvoir yéménite et l'opposition, qui ont accepté le plan de sortie de crise, devraient signer dans les prochains jours un accord sur la transition du pouvoir, parrainé par les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les Etats-Unis et l'Union européenne, selon des sources concordantes.
Mais les protestataires rejettent cette initiative du CCG prévoyant le départ du chef de l'Etat dans quelques semaines, ainsi que son immunité.
Depuis fin janvier, des manifestations réclament le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Leur répression a fait plus de 130 morts, selon des sources médicales.
"Que toutes les parties sachent (...) qu'elles ne peuvent ignorer les revendications des Jeunes de la révolte", ont averti les protestataires qui ont annoncé la création d'une coalition, baptisée "Watan (Patrie) pour la révolte populaire des jeunes".
Le coordinateur des protestataires à Sanaa, Wassim al-Qirchy, qui a fait cette annonce lors d'une conférence de presse, a indiqué à l'AFP que "Watan" allait "accentuer les pressions sur le pouvoir" par un appel à la grève générale samedi dans la capitale.
Ultérieurement, les protestataires envisagent une "marche sur des établissements publics, dont la radio-télévision, le siège du gouvernement et celui du Parlement".


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