"Il y a des exigences de budget qui nous poussent à réduire, comme prévu, notre présence dans les missions militaires internationales", a déclaré le ministre devant la presse étrangère à Rome.
Il a rappelé cependant que l'Italie s'en tient au principe, formulé avec les mots anglais "together in, together out", d'entrer dans une mission et d'en sortir en accord avec ses partenaires.
"Au Kosovo, nous sommes en-dessous des chiffres importants (de militaires, ndlr) d'il y a un an, nous en sommes à 600 hommes mais nous comptions être à zéro", a ainsi déclaré M. La Russa.
"Nous devons accélérer la conclusion commune de cette mission que nous pensons pouvoir considérer comme achevée", a-t-il dit.
"Au Liban, où la mission est très importante, les accords entre les deux parties marquent le pas, empêchant de parvenir à une paix qui n'a plus besoin de notre soutien. Mais l'Italie est aujourd'hui dans une condition de présence excessive car elle n'assure plus le commandement" des forces internationales dans ce pays, a poursuivi le ministre.
"Aujourd'hui, le commandement au Liban a été transféré à juste titre aux Espagnols, et nous nous attendons à réduire considérablement, à 1.000 hommes, notre contingent qui est resté à 1.800 militaires, sensiblement supérieur à tous les autres même si l'on n'a plus le commandement", a déclaré M. La Russa.
Selon le ministre italien, cette réduction du contingent national pourrait être compensée par un renforcement des troupes espagnoles ou par l'entrée d'autres nations.
M. La Russa a rappelé dans ce contexte de réduction des troupes également "la diminution du contingent en Afghanistan prévue à partir de 2012".
Selon le site internet du ministère de la Défense, l'Italie avait à la mi-avril plus de 7.300 militaires employés dans des missions à l'étranger.


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