Syrie: les mesures annoncés par Assad insuffisantes, selon un opposant
OLJ /
le 17 avril 2011 à 12h11
Les mesures annoncées samedi par le président syrien Bachar al-Assad, notamment la levée de la loi d'urgence en vigueur en Syrie depuis 1963, sont insuffisantes, a déclaré dimanche à l'AFP l'avocat syrien et défenseur des droits de l'Homme Haytham Maleh. "C'est un pas qui n'est pas suffisant, il faut l'accompagner d'une réforme de la justice qui est corrompue", a affirmé M. Maleh, une personnalité de la société civile arrêtée en octobre 2009 et libérée le mois dernier. "L'intervention des services de sécurité dans la vie des gens doit cesser, et il faut laisser les protestataires manifester", a-t-il souligné. L'article 8 de la Constitution stipulant que le parti Baas est le dirigeant de la société et de l'Etat "doit être annulé", a en outre estimé M. Maleh, qui appelle également à la libération de tous les détenus politiques et de conscience. Bachar al-Assad, confronté depuis un mois à un mouvement de contestation sans précédent de son régime, a annoncé samedi que la loi d'urgence, en vigueur depuis près de 50 ans, et dont l'abrogation est l'une des principales revendications des contestataires, serait abolie dans "une semaine maximum". Le journal du parti au pouvoir, al-Baas, a salué le discours du président, jugeant qu'il ouvrait la voie à un "dialogue approfondi" dans le pays. "Le discours est une nouvelle approche générale des préoccupations des Syriens qui cherchent à améliorer leur niveau de vie et souhaitent des réformes généralisées", souligne le quotidien.
Les mesures annoncées samedi par le président syrien Bachar al-Assad, notamment la levée de la loi d'urgence en vigueur en Syrie depuis 1963, sont insuffisantes, a déclaré dimanche à l'AFP l'avocat syrien et défenseur des droits de l'Homme Haytham Maleh."C'est un pas qui n'est pas suffisant, il faut l'accompagner d'une réforme de la justice qui est corrompue", a affirmé M. Maleh, une personnalité de la société civile arrêtée en octobre 2009 et libérée le mois dernier."L'intervention des services de sécurité dans la vie des gens doit cesser, et il faut laisser les protestataires manifester", a-t-il souligné.L'article 8 de la Constitution stipulant que le parti Baas est le dirigeant de la société et de l'Etat "doit être annulé", a en outre estimé M. Maleh, qui appelle également à la libération de tous...
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