Des hommes armés se sont retranchés plusieurs heures durant mardi après-midi dans le siège du conseil provincial de Salaheddine, à Tikrit, avant que la police irakienne ne donne l'assaut.
Au moins 58 personnes ont péri et 97 autres ont été blessées, de même que les six membres du commando, selon un responsable du poste de police de l'hôpital général de cette ville située à 160 km au nord de Bagdad, qui est l'ex-fief de l'ancien président irakien Saddam Hussein.
"Les forces américaines se trouvaient à proximité dans le cadre d'une mission de conseil quand elles se sont rendues sur les lieux en réponse au premier incident", a indiqué à l'AFP dans un email un porte-parole de l'armée américaine, précisant que les forces irakiennes se trouvaient déjà sur place.
"Certains soldats ont été légèrement blessés mais ont pu poursuivre leur mission", a-t-il ajouté.
Les hommes armés, qui portaient l'uniforme de l'armée irakienne, ont profité de la panique créée par un premier attentat suicide devant le bâtiment pour s'y engouffrer vers 12H40 (09H40 GMT). Vingt minutes plus tard, une voiture piégée a explosé à proximité au moment où affluaient des renforts des forces de sécurité.
"Notre assistance s'est limitée à la fourniture d'une surveillance aérienne de la zone et nos soldats sont restés sur les lieux, se tenant prêts en cas d'éventuelle demande d'aide", a ajouté le porte-parole de l'armée américaine.
"Je ne suis pas au courant de l'implication directe de militaires américains dans les opérations" contre les insurgés retranchés dans le conseil provincial, a-t-il ajouté.
Depuis la fin de sa mission de combat le 31 août 2010, l'armée américaine se concentre désormais sur la formation et le conseil des forces irakiennes. Les 50.000 militaires américains toujours déployés en Irak peuvent encore être amenés à combattre s'ils sont attaqués ou si les forces irakiennes sollicitent leur aide.


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