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Syrie: une mosquée de Deraa, point de ralliement des manifestants, évacuée

Une mosquée de Deraa, devenue le quartier général du mouvement de contestation du régime qui secoue cette ville du sud de la Syrie depuis près d'une semaine, a été évacuée par les services de sécurité qui en ont pris le contrôle, selon un journaliste de l'AFP.
La mosquée al-Omari était déserte après avoir servi de point de ralliement des manifestants pendant plusieurs jours.
Les rues de la ville, théâtre de violences contre les manifestants qui défilent depuis vendredi contre le régime de Bachar al-Assad, étaient désertes, les magasins et écoles fermés, alors que des milliers de soldats et unités anti-terroristes patrouillaient dans la cité.
Les entrées de cette ville, située à 120 km au sud de Damas, restaient bloquées, et les véhicules qui se voyaient accorder l'accès par l'armée, devaient passer par deux points de contrôle distincts contrôlés par des forces armées en civil.
Selon des militants de droits de l'Homme, au moins 100 personnes ont été tuées mercredi à Deraa par des tirs des forces de sécurité.
Boussaïna Chaabane, conseillère du président Bachar al-Assad, a affirmé jeudi que le bilan des morts à Deraa s'élevait à 10.
Les autorités ont imputé les heurts à un "gang armé", l'accusant d'avoir tué quatre personnes et "d'emmagasiner des armes dans la mosquée" al-Omari à Deraa, située à 120 km au sud de Damas, en proie à des protestations sans précédent depuis le 18 mars.
Les manifestants défient depuis à Deraa l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis 1963. Les protestations violemment réprimées ont fait des dizaines de morts, plus de cent blessés et des dizaines d'arrestations dans un pays gouverné d'une main de fer depuis 40 ans par le régime baassiste où la moindre velléité démocratique est immédiatement matée.
Une mosquée de Deraa, devenue le quartier général du mouvement de contestation du régime qui secoue cette ville du sud de la Syrie depuis près d'une semaine, a été évacuée par les services de sécurité qui en ont pris le contrôle, selon un journaliste de l'AFP.La mosquée al-Omari était déserte après avoir servi de point de ralliement des manifestants pendant plusieurs jours.Les rues de la ville, théâtre de violences contre les manifestants qui défilent depuis vendredi contre le régime de Bachar al-Assad, étaient désertes, les magasins et écoles fermés, alors que des milliers de soldats et unités anti-terroristes patrouillaient dans la cité.Les entrées de cette ville, située à 120 km au sud de Damas, restaient bloquées, et les véhicules qui se voyaient accorder l'accès par l'armée, devaient passer...