"Nous avons besoin d'une présence à l'intérieur du pays pour évaluer les besoins" de la population, a expliqué M. Khalikov, en conférence de presse.
Une présence dans "différentes régions du pays" d'experts onusiens permettrait aux agences humanitaires de l'ONU "de voir si la population a toujours accès aux services", ainsi que de constater "s'il y a une interruption dans l'approvisionnement" en produits de première nécessité ou services de base, a-t-il souligné.
M. Khalikov s'est rendu en Libye -- à Tripoli et dans la ville de Zawiyah, bastion rebelle à l'ouest de Tripoli -- du 11 au 16 mars, soit avant le vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU qui a autorisé le recours à la force pour protéger la population libyenne.
Concernant l'envoi d'une mission onusienne pour évaluer les besoins, il a expliqué que les discussions avec les autorités libyennes "n'étaient pas terminées".
Pendant sa visite, M. Khalikov a pu notamment rencontrer le ministre libyen des Affaires étrangères, ainsi que le ministre de la Santé.
"J'ai eu la possibilité d'aller dans la ville de Zawiyah... je peux vous dire que les immeubles y sont très endommagés", a déclaré M. Khalikov, indiquant toutefois ne pas avoir "assez d'informations" pour dire si le pays connaissait une "crise humanitaire".
Le haut responsable russe n'a pas non plus pu vérifier -- comme le laissaient entendre certains témoignages rapportés à l'ONU -- si des civils avaient été utilisés comme bouclier humain par les forces pro-Kadhafi.
L'appel de fonds de 160 millions de dollars lancé par l'ONU pour fournir une aide humanitaire aux personnes victimes du conflit en Libye a été financé à 63%, selon l'ONU. Ces fonds servent à aider ceux qui fuient le pays, a indiqué M. Khalikov.
Au total 336.658 personnes ont quitté la Libye jusqu'à présent.


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