Au moins 5.000 personnes ont participé à des rassemblements dans des secteurs chiites de la province multiconfessionnelle de Diyala, au nord-est de Bagdad, tandis que plusieurs centaines d'autres convergeaient place Tahrir, dans le centre de Bagdad, à l'appel du jeune chef radical chiite Moqtada Sadr.
"Des milliers de volontaires de la province de Diyala demandent le droit d'aller à Bahreïn aider leurs frères", a déclaré Fazil Mohamed Saïd, un dignitaire religieux de Jadidat al-Chat, à 60 km au nord est de Bagdad, où près de 3.000 manifestants étaient rassemblés, selon des témoins interrogés par l'AFP.
Environ 2.000 autres étaient rassemblés dans la ville à majorité chiite de Khalis, à 65 km au nord-est de Bagdad.
Un demi-millier manifestaient à Baqouba, la capitale provinciale, devant le siège du conseil de la province, demandant le départ des forces saoudiennes et émiraties envoyées à Bahreïn pour épauler le régime sunnite face aux manifestants majoritairement chiites.
"Bahreïn est libre! Les forces du Golfe dehors", scandaient les manifestants à Baqouba.
Une manifestation était également prévue après la prière, dans le quartier chiite déshérité de Sadr City.
Dans la ville sainte chiite de Najaf, à 150 km au sud de Bagdad, le guide spirituel de la communauté chiite, le Grand Ayatollah Ali Sistani, a suspendu vendredi l'étude dans les écoles religieuses en solidarité avec les manifestants de Bahreïn.
Mercredi, il avait appelé les autorités de Bahreïn à "cesser les violences", quelques heures après l'assaut meurtrier lancé par les forces bahreïnies contre les manifestants qui campaient depuis près d'un mois sur la place de La Perle à Manama pour réclamer des réformes.


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