Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir une résolution approuvant le recours à la force contre le régime libyen du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait été préparée par la France, la Grande-Bretagne et le Liban.
M. Cameron devrait préciser devant les députés les conditions de la participation britannique. La résolution autorise à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne, y compris des frappes aériennes, mais précise qu'il n'est pas question d'occupation militaire.
La Grande-Bretagne dispose actuellement de deux frégates en Méditerranée, le HMS Westminster et le HMS Cumberland, ce qui, avec les bateaux italiens et français, forme une force d'intervention d'une douzaine de navires.
Le Royaume-Uni dispose d'une base aérienne à Chypre et de bases à Malte, mais l'autorisation des gouvernements chypriote et maltais sera nécessaire pour les utiliser en vue d'imposer une zone d'exclusion en Libye.
Les Tornado britanniques seraient probablement les premiers appareils mis à contribution pour d'éventuelles frappes ciblées, selon les experts cités par la presse. Ces appareils sont actuellement basés en Ecosse et dans le Norfolk (nord-est de l'Angleterre).
La Grande-Bretagne dispose aussi d'appareils de combat Eurofighter (Typhoon).
La Royal Air Force peut fournir des avions de surveillance Awacs et des avions Sentinel, précieux dans le cadre de frappes ciblées pour repérer les objectifs et éviter les dommages aux populations civiles.
La Grande-Bretagne pourrait également déployer ses avions de reconnaissance Nimrod, qui avaient été engagés durant la guerre du Golfe (1990-91) et en Irak.


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