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Obama dit sa "profonde inquiétude" aux rois saoudien et bahreïni

Le président des Etats-Unis Barack Obama a exprimé aux rois saoudien et bahreïni sa "profonde inquiétude" au sujet des violences à Bahreïn lors d'appels téléphoniques aux souverains mercredi, a annoncé le porte-parole de la Maison Blanche.
Lors de ces conversations avec les dirigeants de ces deux pays alliés des Etats-Unis, "le président a exprimé sa profonde inquiétude quant à la violence à Bahreïn", a déclaré Jay Carney lors de son point de presse quotidien.
"Le président a aussi souligné l'importance d'un processus politique comme seule façon de répondre aux demandes légitimes des Bahreïnis, pour déboucher sur un (pays) stable, juste, plus uni et responsable vis-à-vis de son peuple", a ajouté M. Carney.
Ces appels sont intervenus alors que les forces de l'ordre bahreïnies ont pris mercredi le contrôle du centre de la capitale Manama après un assaut contre des manifestants chiites qui a fait cinq morts, dernier développement en date de la révolte de manifestants chiites contre la dynastie sunnite au pouvoir.
Face à l'envoi lundi en renfort de soldats saoudiens et de policiers émiratis pour aider le royaume à contenir la contestation, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait auparavant jugé que les Etats du Golfe étaient "sur la mauvaise voie", et dit qu'il n'y avait "pas de réponse sécuritaire" aux protestations.
Mardi, Mme Clinton avait déjà appelé à une solution politique négociée à la crise qui secoue ce petit royaume du Golfe.
L'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG, avec Oman, le Qatar, le Koweït et Bahreïn), ont dépêché lundi des troupes à Bahreïn en répondant selon Ryad à "une demande de soutien" des autorités du royaume dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
"Nous trouvons que ce qui se passe à Bahreïn est alarmant. Il n'y a pas de réponse sécuritaire aux aspirations et aux revendications des manifestants", a ajouté la secrétaire d'Etat américaine.
Mme Clinton a assuré que Washington avait fait savoir "au plus haut niveau" des autorités du pays que les Etats-Unis attendaient de leur part "qu'elles fassent preuve de retenue". Les Etats-Unis "sont absolument opposés à l'usage de la force et nous l'avons dit à de nombreuses reprises", a-t-elle insisté.
Le président des Etats-Unis Barack Obama a exprimé aux rois saoudien et bahreïni sa "profonde inquiétude" au sujet des violences à Bahreïn lors d'appels téléphoniques aux souverains mercredi, a annoncé le porte-parole de la Maison Blanche.Lors de ces conversations avec les dirigeants de ces deux pays alliés des Etats-Unis, "le président a exprimé sa profonde inquiétude quant à la violence à Bahreïn", a déclaré Jay Carney lors de son point de presse quotidien."Le président a aussi souligné l'importance d'un processus politique comme seule façon de répondre aux demandes légitimes des Bahreïnis, pour déboucher sur un (pays) stable, juste, plus uni et responsable vis-à-vis de son peuple", a ajouté M. Carney.Ces appels sont intervenus alors que les forces de l'ordre bahreïnies ont pris mercredi le contrôle du...