Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Bahreïn: l'intervention des forces du Golfe "inacceptable", estime l'Iran

L'entrée de forces des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bahreïn en proie à des troubles n'est "pas acceptable" et ne fera que "rendre la situation plus compliquée", a estimé mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
"La présence de forces étrangères (à Bahreïn) n'est pas acceptable et rendra la situation plus compliquée et plus difficile" à résoudre, a déclaré M. Ramin Mehmanparast lors de son point de presse hebdomadaire.
"Nous ne pensons pas qu'il soit juste que des forces d'autres pays, particulièrement celles des pays du Golfe persique, soient présentes ou interviennent dans l'affaire de Bahreïn", a ajouté le porte-parole iranien.
"Le peuple de Bahreïn a des demandes légitimes qui sont exprimées pacifiquement. Il faut éviter de répondre par la violence à ces demandes légitimes", a réaffirmé M. Mehmanparast.
Plus d'un millier de soldats saoudiens faisant partie de la force commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés lundi à Bahreïn, en proie à des troubles depuis la mi-février.
"La solution ne se trouve pas dans des interventions comme celle-ci, ni dans l'intensification de la répression", a souligné M. Mehmanparast.
L'agence officielle IRNA a par ailleurs indiqué que le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi avait demandé au secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglus d'"utiliser tous les moyens de l'organisation pour empêcher l'emploi de la violence" à Bahreïn.
M. Salehi a fait part à M. Ihsanoglu de son "inquiétude face à l'agravation des violences" dans l'émirat, a ajouté IRNA.
Les manifestants bahreïnis réclament l'instauration d'une véritable monarchie constitutionnelle et pour certains le départ de la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui gouverne ce petit pays, dont la population autochtone est en majorité de confession chiite.
L'Iran à majorité chiite, et qui a longtemps considéré Bahreïn comme une province iranienne, suit avec une prudente attention la situation dans l'émirat qui abrite par ailleurs le quartier général de la Ve flotte américaine.
Téhéran a déjà condamné à plusieurs reprises l'usage de la "violence" contre les manifestants et a demandé aux autorités bahreïnies de répondre aux "demandes légitimes" de la population, mais s'est gardé d'appeler à un changement de régime contrairement à ce qu'il a pu faire notamment pour les révoltes en Egypte et en Libye.
L'entrée de forces des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bahreïn en proie à des troubles n'est "pas acceptable" et ne fera que "rendre la situation plus compliquée", a estimé mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères."La présence de forces étrangères (à Bahreïn) n'est pas acceptable et rendra la situation plus compliquée et plus difficile" à résoudre, a déclaré M. Ramin Mehmanparast lors de son point de presse hebdomadaire."Nous ne pensons pas qu'il soit juste que des forces d'autres pays, particulièrement celles des pays du Golfe persique, soient présentes ou interviennent dans l'affaire de Bahreïn", a ajouté le porte-parole iranien."Le peuple de Bahreïn a des demandes légitimes qui sont exprimées pacifiquement. Il faut éviter de répondre par la violence à ...