"Selon les données dont nous disposons, nous n'envisageons pas une menace globale", a-t-il déclaré, évoquant la situation au Japon, où deux explosions se sont produites lundi en fin de matinée au niveau du bâtiment abritant le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme.
"Nos spécialistes sont convaincus qu'il n'y pas de menace pour le territoire russe", a-t-il ajouté dans des propos retransmis à la télévision russe, précisant que la Russie continuerait néanmoins de "surveiller la situation".
Par ailleurs, le Premier ministre russe a indiqué que Moscou ne comptait pas remettre en cause ses projets dans le nucléaire.
"Nous ne changerons pas nos projets, mais bien sûr nous tirerons les conclusions de ce qui s'est passé au Japon", a-t-il souligné.
De son côté, le président russe a jugé lundi que la situation concernant les centrales nucléaires au Japon n'était "pas simple" mais "sous contrôle", selon les agences russes.
Le chef des services sanitaires russes, Guennadi Onichtchenko, cité par l'agence Interfax, avait indiqué dans la matinée que les niveaux de radioactivité enregistrés dans l'Extrême-Orient russe étaient conformes à la norme et qu'il n'y avait aucune raison d'évacuer les habitants.
M. Poutine avait ordonné samedi de vérifier les plans et les moyens de secours d'urgence dans l'Extrême-Orient russe, à la suite du premier incident dans une centrale nucléaire touchée par le séisme au Japon.
Deux explosions se sont produites lundi en fin de matinée au niveau du bâtiment abritant le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme.
Une explosion similaire d'hydrogène avait eu lieu samedi sur le réacteur 1 de la même centrale, située à environ 250 km au nord-est de Tokyo.
Cet accident a été évalué au niveau 4 sur une échelle de 0 à 7 des événements nucléaires et radiologiques (Ines), contre 5 pour celui de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979 et 7 pour celui de Tchernobyl, en Ukraine en 1986.


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