Devant l'Asia Society de New York, Mme Clinton devait d'abord, selon des extraits de son discours diffusés à l'avance, réitérer le projet de l'administration Obama de commencer à retirer les troupes américaines d'Afghanistan à partir du mois de juillet pour transférer l'intégralité de la sécurité aux forces afghanes d'ici la fin 2014.
Elle devait ensuite expliquer que l'envoi, l'an dernier, de 30.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan participait d'une stratégie destinée "à séparer les talibans affaiblis d'Al-Qaïda et à réintégrer ceux qui renoncent à la violence et acceptent la Constitution afghane".
Selon la chef de la diplomatie américaine, les talibans sont aujourd'hui confrontés aux mêmes choix qu'en 2001, au moment de la chute du régime islamiste, accusé d'héberger certains des dirigeants d'Al-Qaïda, responsables des attentats du 11-Septembre.
"Aujourd'hui, la pression croissante qu'exercent nos troupes place les talibans devant une décision semblable: coupez vos liens avec Al-Qaïda, rendez les armes, respectez la Constitution afghane et vous pourrez rejoindre les rangs de la société afghane", devait dire Hillary Clinton.
"Si vous refusez, vous continuerez de subir les conséquences de vos liens avec Al-Qaïda qui font de vous des ennemis de la communauté internationale", devait-elle ajouter.
La nature des liens entre Al-Qaïda et les talibans ne fait pas l'unanimité à Washington.
Après le 11-Septembre, l'ancien président George W. Bush estimait que les deux groupes ne faisaient qu'un. Au plan militaire, les troupes américaines, dirigées par le général David Petraeus, ciblent les insurgés talibans.
Mais, au plan civil, l'administration Obama met désormais l'accent sur la réconciliation politique, avançant que les combattants talibans les moins haut placés dans la hiérarchie ne cherchent finalement qu'un moyen de subsistance et peuvent être réintégrés à la société civile afghane.


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