"WikiLeaks vient de lancer une action en justice contre son ancien employé, Daniel Domscheit-Berg, qui a été suspendu de l'organisation en septembre", a indiqué à l'AFP le porte-parole du site, Kristinn Hrafnsson.
"Les fonctions de M. Domscheit-Berg étaient limitées et ont commencé à être réduites il y a presque un an, quand son intégrité et sa stabilité ont été mises en doute. Il s'est faussement présenté à la presse comme un programmeur, un informaticien, un expert en sécurité, un architecte, un éditeur, un fondateur, un directeur et un porte-parole", a ajouté M. Hrafnsson.
"Il n'est pas un fondateur ou un cofondateur, et nous n'avons eu aucun contact avec lui lors de la fondation (du site en décembre 2006). Il n'avait même pas d'adresse de courriel au sein de l'organisation avant 2008. Il ne peut pas programmer et n'a réalisé aucun programme pour l'organisation... Il a été un porte-parole de WikiLeaks en Allemagne, mais jamais le porte-parole", a-t-il poursuivi.
"Son récit ... est en conséquence fondé sur des informations limitées ou des falsifications calomnieuses", a estimé M. Hrafnsson, qui souligne que M. Domscheit-Berg "avoue dans le livre plusieurs actes de sabotage contre l'organisation".
Daniel Domscheit-Berg se présente comme un ancien bras droit de M. Assange avec lequel il dit avoir travaillé pendant trois ans, avant leur rupture en septembre. Il affirme que le fondateur du site était "asocial", qu'il passait son temps à dissimuler la vérité à ses collègues, et prétendait tout diriger.
M. Domscheit-Berg vient de lancer son propre site, "OpenLeaks", qui, au contraire de WikiLeaks, ne publiera pas directement sur la Toile mais jouera le rôle de boîte aux lettres, permettant à des partenaires de recevoir les informations confidentielles de la part de sources anonymes.
Julian Assange est en liberté surveillée en Angleterre dans l'attente d'une décision de la justice britannique sur son éventuelle extradition vers la Suède, où il est recherché pour violences sexuelles.


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