La tentative de mercredi est la quatrième tentative d'immolation par le feu ces derniers jours au Yémen.
Sur une place d'un des principaux quartiers d'Aden, dans le Sud du Yémen, un employé d'une gare routière, Fouad Sabri, s'est aspergé mercredi soir d'essence avant de craquer une allumette, ont indiqué les témoins, ajoutant que des passants sont rapidement intervenus pour éteindre le feu.
Fouad Sabri aurait entrepris cet acte de désespoir en raison de ses mauvaises conditions de vie, selon des habitants.
Brûlé sur de larges parties de son corps, il a été admis dans un hôpital d'Aden où il a été placé dans un service de soins intensifs, a indiqué à l'AFP une source médicale.
Les autorités locales ont indiqué qu'au moins trois autres tentatives d'immolation par le feu avaient eu lieu ces derniers jours dans le sud et le nord du Yémen, pays pauvre touché par le chômage et confronté à un mouvement sécessionniste dans le Sud et à une recrudescence des opérations d'Al-Qaïda.
A la suite d'une de ces tentatives, un homme de 45 ans, Awadh Saleh al-Samahi, est décédé le 20 janvier dans un village du Hadramout, un jour après s'être immolé par le feu en présence de ses enfants pour protester contre ses difficultés économiques, a indiqué jeudi à l'AFP un responsable local.
L'immolation par le feu d'un jeune homme, le 17 décembre à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est à l'origine de la révolte populaire qui a fait chuter un mois plus tard le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
Inspirés par la révolte tunisienne et par un mouvement de contestation en Egypte, des milliers de Yéménites ont manifesté jeudi à Sanaa à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.


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