"Comme il s'avère que le (précédent) gouvernement d'Ehud Olmert n'a pu parvenir à un accord en dépit des énormes concessions qu'il a faites, tout le monde comprend qu'il faut rechercher un accord intérimaire à long terme", a déclaré M. Lieberman à la radio publique israélienne.
Le gouvernement de M. Olmert était d'accord en 2008 pour renoncer aux colonies juives isolées en Cisjordanie occupée et pour que des quartiers arabes de Jérusalem-Est, annexée par Israël, passent sous souveraineté palestinienne dans le cadre d'un règlement de paix.
Mais à l'époque les négociations n'avaient pas abouti, Israël insistant notamment sur sa volonté d'annexer tous les blocs de colonies en Cisjordanie et de garder l'ensemble des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est.
Al-Jazira a commencé dimanche soir à révéler des centaines de "documents confidentiels" relatifs aux négociations israélo-palestiniennes, montrant selon elle que les négociateurs palestiniens étaient prêts à d'importantes concessions sur Jérusalem-Est, les blocs de colonies et les réfugiés.
Le chef de la diplomatie israélienne a fait par ailleurs allusion à un plan qui lui est attribué selon lequel Israël accepterait la création d'un Etat palestinien dans des "frontières provisoires" dans le cadre d'un accord intérimaire.
"Il s'agit pour l'heure uniquement de documents de travail qu'il n'y aucune raison de publier", a confirmé M. Lieberman, précisant que le gouvernement israélien devait "fixer auparavant les lignes rouges" à ne pas franchir.
Selon le quotidien israélien Haaretz, qui a sorti l'information, M. Lieberman envisage la constitution d'un mini-Etat palestinien sur moins de 50% de la Cisjordanie occupée.
La constitution d'un tel Etat n'impliquerait aucun démantèlement de colonie juive, ni même un gel de la colonisation.
L'Autorité palestinienne s'oppose à un projet d'Etat dans des frontières provisoires de crainte qu'elles ne deviennent définitives, ce qui entérinerait les faits accomplis de la colonisation israélienne.


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