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Tunis: manifestants devant le siège de l'ex-parti au pouvoir, tirs de sommation

Un millier de personnes protestaient jeudi en fin de matinée devant le siège de l'ex-parti au pouvoir dans le centre de Tunis, où l'armée a effectué des tirs de sommation pour dissuader des manifestants d'escalader le mur d'enceinte, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Le peuple veut la démission du gouvernement", ont scandé les manifestants, qui brandissaient des pancartes proclamant "On n'a plus peur de vous, traîtres" et "RCD out!", en référence au Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.
Contrairement à ce qui s'est passé ces derniers jours, les manifestants ont réussi à atteindre le ministère de l'Intérieur et poursuivre leur marche jusqu'au siège du RCD, franchissant sans violences les maigres barrages de police disposés sur l'avenue Habib Bourguiba.
La police, en première ligne lors de la répression de la révolte populaire qui a fait au moins 100 morts en un mois selon les Nations unies, se tenait jeudi à l'écart.
"Je suis avec vous. On ne va pas tirer sur vous, l'essentiel c'est que le rassemblement soit pacifique", a déclaré à la foule devant le siège du RCD un colonel de l'armée qui tentait de calmer les manifestants.
Ceux-ci l'ont applaudi et certains ont cueilli des fleurs dans les massifs alentours pour les déposer dans les canons des chars postés là, devant des militaires qui souriaient.
"RCD dégage", "Tu vivras libre, mon fils", chantaient les manifestants, de plus en plus nombreux.
Une centaine de magistrats et d'avocats ont aussi manifesté jeudi devant le Palais de justice à Tunis pour réclamer l'"indépendance de la justice" et le départ d'un magistrat accusé, selon eux, d'avoir servi les intérêts du président déchu et de sa famille.
Là aussi, l'armée a procédé à des tirs de sommation pour empêcher la foule de rentrer dans le bâtiment.
La rue tunisienne conteste fortement la présence aux postes clés du gouvernement d'union nationale de membres de l'équipe sortante qui a régné sans partage sur le pays pendant 23 ans.
Le nouvel exécutif, qui devait tenir jeudi son premier Conseil des ministres, a été formé trois jours après la chute du régime de Ben Ali, contraint vendredi à l'exil en Arabie Saoudite par la Révolution du jasmin.
Un millier de personnes protestaient jeudi en fin de matinée devant le siège de l'ex-parti au pouvoir dans le centre de Tunis, où l'armée a effectué des tirs de sommation pour dissuader des manifestants d'escalader le mur d'enceinte, a constaté une journaliste de l'AFP."Le peuple veut la démission du gouvernement", ont scandé les manifestants, qui brandissaient des pancartes proclamant "On n'a plus peur de vous, traîtres" et "RCD out!", en référence au Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.Contrairement à ce qui s'est passé ces derniers jours, les manifestants ont réussi à atteindre le ministère de l'Intérieur et poursuivre leur marche jusqu'au siège du RCD, franchissant sans violences les maigres barrages de police disposés sur l'avenue Habib...