"Le groupe de contact comprendrait la Syrie, l'Arabie saoudite, la France, les Etats-Unis, le Qatar et la Turquie et peut-être d'autres pays proches du dossier libanais", a dit le diplomate à l'AFP sous le couvert de l'anonymat.
Il se réunirait "hors du Liban en raison des tensions actuelles dans le pays", selon lui.
Le groupe de contact serait similaire à celui qui avait été créé dans les années 1990 pour négocier la fin de la guerre en Bosnie.
Cette idée a été discutée jeudi à Paris entre le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre en exercice libanais Saad Hariri, dont le gouvernement est tombé mercredi après la démission des 11 ministres du camp du puissant mouvement chiite du Hezbollah.
Le Hezbollah conteste le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d'identifier et de juger les responsables de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad Hariri.
Le mouvement chiite, soutenu par la Syrie, s'attend à être mis en cause dans l'assassinat de M. Hariri et fait pression sur Saad Hariri, soutenu par l'Arabie saoudite, pour qu'il désavoue le tribunal. Mais ce dernier refuse tout compromis sur le TSL, qui doit rendre prochainement son acte d'accusation.
Les démissions étaient intervenues après l'échec d'une médiation syro-saoudienne. Cette nouvelle crise fait craindre une résurgence des violences et suscite l'inquiétude internationale.
M. Hariri, hors du pays depuis la semaine dernière, n'a toujours pas réagi publiquement à ces démissions. Il rencontrait vendredi en Turquie le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.
Le président libanais Michel Sleimane doit entamer lundi des consultations avec les groupes parlementaires pour nommer un nouveau Premier ministre, après avoir chargé le gouvernement Hariri de la gestion des affaires courantes.


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