Les troupes israéliennes déployées dans les Territoires palestiniens ont été munies de brochures pédagogiques expliquant l'importance de Noël pour les chrétiens, qu'ils soient pèlerins étrangers ou de Terre sainte, exhortant les soldats à éviter toute confrontation inutile aux points de contrôle.
La ville palestinienne de Bethléem, où Jésus est né selon la tradition chrétienne, se trouve au-delà de la barrière de sécurité érigée par Israël en Cisjordanie.
"Pendant la période de Noël, le monde chrétien a les yeux tournés vers la ville de Bethléem (...) Les festivités chrétiennes sont largement couvertes par les médias locaux et internationaux", peut-on lire dans la brochure.
Le manuel avertit les soldats qu'ils doivent s'attendre à la venue d'"un grand nombre de visiteurs, dont des étrangers de haut rang comme des ambassadeurs, des touristes étrangers et des chrétiens d'Israël".
"Autorisez la population à célébrer cette fête dans la dignité, à participer aux cérémonies traditionnelles et à exercer sa liberté de culte", selon le document publié par l'administration militaire israélienne en Cisjordanie.
Des milliers de pèlerins sont attendus en Israël pour le week-end de Noël.
Lors d'une conférence de presse, le ministre du Tourisme Stas Meseznikov a souligné qu'Israël avait ordonné un assouplissement des restrictions de mouvement entre la Cisjordanie occupée et le territoire israélien du 19 décembre au 20 janvier.
Les dénominations chrétiennes de Terre sainte célèbrent la fête de Noël à des dates différentes, les 24 et 25 décembre pour les catholiques romains, début janvier pour les orthodoxes.
Les autorités israéliennes ont décidé d'accorder des permis spéciaux aux chrétiens palestiniens des Territoires occupés et de Gaza afin de leur permettre de se rendre à Bethléem ou de visiter leurs familles installées dans des zones habituellement interdites, y compris à l'intérieur d'Israël.
Pour la première fois, Israël a autorisé 200 chrétiens originaires de pays arabes, avec lesquels il n'entretient pas de relations diplomatiques (à l'exception de l'Egypte et la Jordanie), à entrer sur le territoire israélien via la frontière jordanienne.


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