Ces annonces ont été faites après une réunion au Caire du comité de suivi du processus de paix au sein de la Ligue arabe, à laquelle a participé le président palestinien Mahmoud Abbas.
"Le comité a décidé que le chemin des négociations est devenu inefficace et a décidé de ne pas reprendre les négociations. La reprise des négociations est conditionnée par une offre sérieuse garantissant la fin du conflit israélo-arabe", a déclaré le chef de la Ligue arabe Amr Moussa.
M. Moussa lisait, lors d'une conférence de presse, le communiqué final de la réunion demandée par M. Abbas.
Le texte ne précise pas de qui devrait venir l'offre, mais il s'agit tout vraisemblablement des Etats-Unis.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a renoncé à exiger d'Israël un gel de la colonisation comme l'exigent les Palestiniens, avait proposé de reprendre des négociations "indirectes", exhortant les deux parties à s'attaquer "sans retard" aux questions de fond (frontières, réfugiés, Jérusalem).
Le comité de suivi a également fait part de son intention de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU en vue de tenter d'obtenir une résolution contre la colonisation israélienne, selon le communiqué final.
Il a été décidé "d'activer la décision du comité de suivi d'exposer la question de la colonisation israélienne de nouveau devant le Conseil de sécurité et d'otenir une résolution disant -entre autres- le caractère (...) illégal de cette activité et obligeant Israël à l'arrêter".
"Le comité demande aux Etats-Unis de ne pas entraver ses efforts", ajoute-t-il.
Ce comité était appelé à examiner les réponses à donner face à l'impasse du processus de paix et aux tentatives américaines de le relancer, après l'échec des Etats-Unis à obtenir d'Israël un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée.
Les négociations de paix directes avaient été relancées le 2 septembre à Washington après 20 mois de blocage et une série de pourparlers indirects qui n'avaient pas abouti. Elles ont été suspendues fin septembre en raison du refus israélien de prolonger un gel de la colonisation.
L'émissaire américain George Mitchell a entamé une nouvelle tournée régionale pour tenter de sauver le processus de paix.
Selon un responsable palestinien, M. Abbas avait réclamé "des garanties américaines sur toutes éventuelles négociations, directes ou indirectes", y compris "un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est" dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat.
Face au blocage, les Palestiniens ont commencé à explorer des alternatives, en particulier en demandant la reconnaissance de leur Etat sur les frontières de 1967.
A Gaza, le Hamas a estimé que la réunion de la Ligue arabe était "une couverture pour l'échec de l'Autorité palestinienne" de Mahmoud Abbas. Le Hamas est hostile à toute négociation avec Israël.


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