"Profondément attristé" par la mort du diplomate, M. Rasmussen a adressé ses "condoléances à sa famille, au gouvernement et au peuple américains", dans un communiqué.
Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, engagée depuis sept ans en Afghanistan, sa plus longue et plus dure intervention militaire, a tenu à "rendre hommage à l'habileté diplomatique, la vision stratégique et la légendaire détermination" du disparu.
M. Rasmussen a rappelé "le rôle clé" joué par Richard Holbrooke en tant qu'architecte de l'Accord de Dayton qui a mis un terme en 1995 à la guerre en Bosnie, où l'Otan a dû intervenir également pour en finir avec "la plus terrible tragédie sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale".
"A la fin de sa carrière, a-t-il souligné, le diplomate américain voyageait sans relâche en Afghanistan et au Pakistan dans la quête de la paix et de la stabilité pour la région".
Selon M. Rasmussen, le diplomate américain "savait que l'Histoire est imprévisible", "que nous sommes parfois amenés à défendre notre sécurité en menant des conflits lointains" "et que l'alliance" entre les deux bords de l'Atlantique "reste indispensable".
Peu avant de pénétrer dans la salle d'opération avant de subir une longue intervention ce week-end, Richard Holbrooke, selon des proches cités par le journal américain The Washington Post, s'était dit partisan d'"arrêter cette guerre en Afghanistan".
A son dernier sommet les 19 et 20 novembre à Lisbonne, l'Otan a entériné la stratégie d'afghanisation du conflit proposée par les Etats-Unis, qui consiste à transmettre progressivement à partir de 2011 la conduite des opérations militaires à l'armée afghane.


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