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La Turquie ne veut pas que le bouclier antimissile désigne l'Iran (Gül)

-La Turquie n'acceptera pas que le projet de bouclier antimissile de l'Otan désigne spécifiquement l'Iran comme la menace contre laquelle ce système est destiné à protéger l'Europe, a déclaré le président turc Abdullah Gül.
"L'Otan est une organisation de défense. Un système de défense est en train d'être mis au point contre quiconque dans le monde possède des missiles balistiques et n'appartient pas à l'Otan", a dit M. Gül dans une interview diffusée lundi.
"Désigner un seul pays, l'Iran (...) est erroné et ne se produira pas. Un pays en particulier ne sera pas visé (...). Nous ne l'accepterons certainement pas", a ajouté le président turc dans une interview au service turc de la BBC, diffusée par la télévision turque.
L'Otan et les Etats-Unis veulent déployer un système d'interception de missiles pour protéger l'Europe contre la menace qu'ils jugent grandissante d'un lancement de missiles à courte et moyenne portée à partir du Moyen Orient, et plus particulièrement de l'Iran.
Cette question sera au centre du sommet Otan-Russie prévu la semaine prochaine à Lisbonne. Le président russe Dmitri Medvedev, dont le pays est très méfiant face à ce projet de bouclier antimissile en dépit des assurances qu'il ne vise pas la Russie, participera à ce sommet.
La Turquie, membre de l'Alliance, craint que le système, une fois mis en place, n'aboutisse à détériorer ses relations avec l'Iran et la Russie, qui se sont nettement développées ces dernières années.
Selon des diplomates, la Turquie réclame que le bouclier protège l'ensemble du territoire turc et non pas seulement les zones proches de l'Iran.
Le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a adopté une position plus modérée que les pays occidentaux sur le programme nucléaire de l'Iran, insistant sur une solution diplomatique.
La Turquie a notamment refusé de voter les sanctions contre l'Iran adoptées en juin par le Conseil de sécurité des Nations unies, suscitant la contrariété des Etats-Unis.
-La Turquie n'acceptera pas que le projet de bouclier antimissile de l'Otan désigne spécifiquement l'Iran comme la menace contre laquelle ce système est destiné à protéger l'Europe, a déclaré le président turc Abdullah Gül."L'Otan est une organisation de défense. Un système de défense est en train d'être mis au point contre quiconque dans le monde possède des missiles balistiques et n'appartient pas à l'Otan", a dit M. Gül dans une interview diffusée lundi."Désigner un seul pays, l'Iran (...) est erroné et ne se produira pas. Un pays en particulier ne sera pas visé (...). Nous ne l'accepterons certainement pas", a ajouté le président turc dans une interview au service turc de la BBC,...