Le Premier ministre Saad Hariri ainsi que des membres de son camp ont participé à une nouvelle séance du dialogue à Baabda près de Beyrouth, sous la présidence du chef de l'Etat Michel Sleiman.
Mais les principaux groupes de la minorité, le Hezbollah et le député Michel Aoun, étaient absents.
Il s'agit de leur premier boycott, depuis le lancement du dialogue national en septembre 2008, d'une séance du dialogue national qui rassemble les camps rivaux et porte sur une "stratégie nationale de défense" censée déterminer l'avenir de l'arsenal du puissant mouvement chiite.
Dans un communiqué de la présidence, M. Sleiman a appelé à tenir une nouvelle séance avant le 22 novembre.
M. Aoun avait annoncé mercredi son boycottage "en signe de protestation contre le report d'une réunion du Conseil des ministres" qui devait discuter de "l'affaire des faux témoins" dans l'enquête sur l'assassinat de Hariri, tué dans un attentat en 2005 à Beyrouth.
Un bras de fer oppose le camp de Saad Hariri, qui soutient le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), à celui du Hezbollah, qui accuse le TSL d'être "politisé" et d'avoir basé son enquête sur de faux témoignages.
Le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a averti que l'éventuelle mise en cause de son parti par le TSL pourrait conduire à une "explosion" au Liban. Et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé que toute coopération avec ce tribunal serait "une agression" contre le Hezbollah.
Le dialogue national a été lancé quatre mois après des combats intercommunautaires qui ont fait une centaine de morts, faisant craindre une nouvelle guerre civile.


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