"Nous continuons à travailler avec les Américains et les Israéliens mais jusqu'à présent la percée nécessaire ne s'est pas produite", a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'un rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas en compagnie du chef des services des renseignements égyptiens Omar Souleimane.
"Notre but est de satisfaire la revendication palestinienne, qui bénéficie du soutien arabe, d'un arrêt total de la colonisation pour permettre une reprise des négociations" a-t-il ajouté.
M. Abbas a pour sa part de nouveau cité plusieurs alternatives aux négociations dans l'impasse, dont une demande de reconnaissance d'un Etat palestinien par les Nations unies, mais a assuré que son premier choix était la reprise des pourparlers.
"Nous avons discuté de plusieurs options successives, mais la première pour nous est de revenir aux négociations directes si Israël cesse toute colonisation", a-t-il indiqué.
La visite des deux hauts responsables égyptiens "est un message à la direction palestinienne pour confirmer le soutien de la direction égyptienne, et à la communauté internationale pour affirmer que la balle est dans le camp d'Israël", avait déclaré à l'AFP avant la rencontre un haut responsable palestinien Jibril Rajoub.
Relancées le 2 septembre à Washington sous l'égide des Etats-Unis, les négociations israélo-palestiniennes sont interrompues depuis l’expiration le 26 septembre d’un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies juives de Cisjordanie. Pour les reprendre, les Palestiniens exigent un nouveau moratoire, auquel se refuse jusqu’à présent le gouvernement israélien.
Le 9 octobre, la Ligue arabe a accordé un délai d'un mois à Washington pour régler ce différend sur la colonisation.
Les deux hauts responsables égyptiens sont arrivés par hélicoptère directement d'Amman, où ils ont été reçus par le roi Abdallah II qui a appelé à "l'arrêt des actions unilatérales et provocatrices, en particulier la construction dans les colonies", selon un communiqué du palais.


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