Dans une lettre à l'ambassadeur de la République islamique, la Haute-Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères invite le négociateur iranien sur le nucléaire, Saeed Jalili, à des pourparlers les 15, 16 et 17 novembre dans la capitale autrichienne pour évoquer le programme nucléaire et "d'autres questions pertinentes aux discussions".
"La réunion pourrait débuter le 15 novembre par un dîner, suivi par deux jours de consultations pour permettre des discussions de fond", écrit la Britannique dans une missive dont Reuters a eu connaissance.
"Compte tenu de la proximité des dates proposées et des contraintes d'agenda des parties concernées, j'espère vraiment une réponse rapide et positive de votre part", ajoute Catherine Ashton, qui parle au nom du P5+1.
Lundi, l'Iran s'était déclaré prêt à reprendre "dès demain" des pourparlers sur son programme nucléaire avec les grandes puissances tout en posant, entre autres conditions préalables, que celles-ci se défendent de toute hostilité envers la République islamique.
Vendredi, avant l'annonce de la lettre de Catherine Ashton, la Russie avait exhorté l'Iran à accepter l'offre de pourparlers du groupe composé des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, de la Grande-Bretagne et de la France, plus l'Allemagne.
"Nous exhortons nos amis et collègues iraniens à adresser une réponse officielle positive à l'invitation", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par l'agence Interfax.
L'Union européenne a proposé la semaine dernière à l'Iran trois jours de discussions avec le P5+1. L'Iran n'a pas fait clairement savoir s'il comptait participer à ces pourparlers pour lever le doute sur la nature de son programme nucléaire civil. Washington et ses alliés européens redoutent que l'Iran ne cherche à se doter de l'arme atomique, ce que dément Téhéran.
Les discussions entre l'Iran et le P5+1 sont suspendues depuis octobre 2009. Le blocage a conduit le Conseil de sécurité de l'Onu à renforcer les sanctions imposées à la République islamique. Les Etats-Unis et l'UE ont également durci leurs mesures unilatérales de rétorsion. (Luke Baker; Jean-Loup Fiévet pour le service français)


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