Seuls 6% des Palestiniens et 5% des Israéliens interrogés dans cette enquête conjointe du Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR) à Ramallah (Cisjordanie) et de l'Université hébraïque à Jérusalem considèrent comme élevées ou très élevées les chances que les actuels pourparlers aboutissent à un accord.
En cas d'échec, les Palestiniens privilégient une demande de reconnaissance d'un Etat palestinien par le Conseil de sécurité des Nations unies (69% approuvent), devant une déclaration unilatérale (54%), la résistance non violente (51%) et la lutte armée (41%).
Pour leur part, les Israéliens apparaissent divisés sur la question d'un nouveau moratoire sur la construction dans les colonies de Cisjordanie, exigé par les négociateurs palestiniens pour continuer les pourparlers de paix lancés le 2 septembre.
Selon l'étude, 29% sont prêts à accepter la revendication d'un gel total et 28% la rejettent totalement, soutenant une construction illimitée, selon l'étude. Entre les deux, 36% souhaitent que la construction soit limitée aux colonies que conserverait Israël aux termes d'un accord de paix.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jusqu'à présent refusé, malgré d'intenses pressions internationales, notamment des Etats-Unis, de prolonger un gel partiel de dix mois sur la construction dans les colonies arrivé à échéance le 26 septembre.
La partie palestinienne du sondage a été réalisée en face à face sur un échantillon de 1.270 personnes du 30 septembre au 2 octobre, avec une marge d'erreur de 3%. L'échantillon israélien de 610 personnes a été interrogé par téléphone entre le 3 et le 7 octobre, avec une marge d'erreur de 4%.


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