Des ministres de ces quatre pays, regroupés sous l'acronyme BASIC, se sont réunis dimanche et lundi à Tianjin, dans le nord de la Chine, ville où s'est déroulée la semaine dernière l'ultime conférence préparatoire de l'ONU avant le sommet sur le climat fin novembre à Cancun.
"Les ministres ont appelé les pays développés à s'engager pour des objectifs d'émissions plus ambitieux" que ceux de l'actuel protocole de Kyoto, qui expire en 2012, selon le communiqué.
"Les pays développés ont l'obligation de soutenir financièrement et technologiquement les pays en développement pour qu'ils s'adaptent", affirment aussi les quatre pays.
Cet appel intervient alors que les négociations onusiennes se sont achevées par une passe d'armes entre la Chine et les Etats-Unis et sans avancée notable sur la question centrale des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Alors que la conférence de l'ONU à Tianjin "était une joute entre la Chine et les Etats-Unis, le communiqué des quatre pays dont l'acronyme est BASIC montre que les trois autres soutiennent fondamentalement la Chine", a déclaré à l'AFP Yang Ailun, responsable du programme énergie et climat de Greenpeace en Chine.
A la conférence de Tianjin, le négociateur américain Jonathan Pershing s'était déclaré "déçu" que Pékin rejette le contrôle des actions entreprises par chacun pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
De son côté, le principal négociateur chinois Su Wei avait répondu qu'il "n'est pas juste de critiquer les autres quand on ne fait rien", affirmant que la Chine exerçait un "contrôle national" sur ses engagements.
En décembre 2009, la conférence de Copenhague a échoué à parvenir à un accord prenant le relais du protocole de Kyoto.
Elle n'a abouti qu'à un texte non contraignant, négocié à la hâte par une poignée de chefs d'Etat, qui fixe comme objectif de limiter la hausse de la température de la planète à 2 degrés, mais reste évasif sur les moyens.
Pour l'heure, les objectifs en matière d'émissions de gaz à effet de serre (GES) posés par les pays industrialisés et 37 pays en voie de développement sont loin de permettre de rester sous les 2°.


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