Ces trois employés d'une entreprise du BTP avaient été relâchés jeudi, alors que le Japon et la Chine traversent leur pire crise diplomatique depuis quatre ans.
Ils sont arrivés à Tokyo en provenance de Shanghai, a déclaré un responsable de l'aéroport tokyoïte de Haneda où leur avion s'est posé en début d'après-midi.
Les autorités chinoises retenaient toutefois encore vendredi un quatrième Japonais, Sadamu Takahashi, collègue des trois autres et accusé d'avoir "filmé illégalement des installations militaires", a précisé l'agence Chine nouvelle.
Le Premier ministre japonais Naoto Kan a appelé jeudi la Chine à libérer "au plus tôt" M. Takahashi.
L'employeur des quatre Nippons, la société Fujita, a affirmé qu'au moment de leur interpellation, ils effectuaient un voyage d'affaires dans la province du Hebei (nord) destiné à préparer un projet d'enlèvement d'armes chimiques.
Quelque 400.000 armes chimiques laissées par l'armée japonaise à la fin de la Deuxième guerre mondiale se trouvent encore sur le sol chinois, et le Japon est chargé par l'ONU de remettre en état les sites pollués.
Cette affaire est intervenue en pleine tension sino-japonaise, déclenchée par l'arraisonnement, le 8 septembre, d'un chalutier chinois par des patrouilleurs japonais avec lesquels il était entré en collision près d'îlots de mer de Chine orientale disputés par les deux pays.
Ces îlots contrôlés par Tokyo sont entourées d'eaux très poissonneuses et les fonds marins environnants pourraient renfermer d'importantes réserves d'hydrocarbures.
Après l'arraisonnement du chalutier chinois, son capitaine a été détenu 16 jours au Japon avant d'être libéré vendredi 24 septembre, une décision des autorités japonaises par souci d'apaisement après de vives protestations et mesures de rétorsion de Pékin.


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