"A cette heure, nous n'avons pas reçu de revendications. Les services de l'Etat et la société Bourbon sont pleinement mobilisés pour obtenir la libération de nos compatriotes", a indiqué Romain Nadal, un porte-parole du Quai d'Orsay.
"Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la localisation de nos compatriotes", a-t-il ajouté.
Les trois marins français ont été enlevés dans la nuit de mardi à mercredi lors de l'assaut d'un bateau du groupe français de services maritimes Bourbon, opérant sur un champ pétrolier au large du Nigeria.
Quelques heures après l'enlèvement, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), un groupe rebelle du sud du Nigeria, a affirmé dans un communiqué avoir "localisé les trois Français et une autre personne enlevée dans un incident séparé la même nuit" et "être en pourparlers avec les ravisseurs" pour qu'ils les lui remettent.
Ce mouvement, qui réclame une meilleure répartition des revenus pétroliers du pays, huitième exportateur mondial de brut, a revendiqué dans le passé plusieurs enlèvements d'employés du secteur pétrolier et attaqué des installations pétrolières.
"Tout nous laisse penser que nous sommes dans le cadre d'un acte de piraterie classique", avait déclaré mercredi sur France 24 le ministre français de la Défense, Hervé Morin.
La Marine nigériane a indiqué jeudi qu'elle n'était au courant d'aucune demande de rançon à ce stade.
Des centaines de personnes, la plupart liées au secteur pétrolier, ont été enlevées dans le Delta du Niger ces dernières années par des groupes armés, dans la très grande majorité des cas pour être libérés contre le paiement d'une rançon.
L'enlèvement de ces trois Français au Nigeria survient six jours après le rapt revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de cinq Français, un Togolais et un Malgache, employés par le groupe nucléaire français Areva et l'un de ses sous-traitants au Niger voisin.


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