Les trois anciens chefs successifs de la diplomatie danoise de 1982 à 2001 ont appelé "le Danemark, l'Europe et les Etats-Unis à faire pression sur (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu pour arrêter la construction des colonies et affirmer clairement que les négociations ont pour but la création d'un Etat palestinien dans les limites des frontières" d'avant la guerre des Six Jours (1967), avec "Jérusalem-Est comme capitale".
"Je mets en garde contre ces critiques unilatérales d'Israël", a déclaré jeudi soir Lene Espersen sur la chaîne de télévision TV2, soulignant que la politique du gouvernement de centre-droit danois en ce qui concerne le Proche-Orient "s'aligne sur celle de l'Union européenne, à savoir: presser les deux parties de revenir à la table des négociations".
Uffe Ellemann-Jensen (libéral), Niels Helveg Petersen (radical) et Mogens Lykketoft (social-démocrate) ont exhorté les Israéliens, dans une chronique commune parue dans le journal danois Berlingske Tidende, "à choisir entre être un pays démocratique dans les frontières d'avant 1967 ou un Etat juif antidémocratique avec un régime apparenté à l'apartheid".
"Alors que (le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud) Abbas a montré par la parole et les actes qu'il avait une volonté de paix, Netanyahu a usé du double langage", affirment les trois anciens ministres, exhortant le Premier ministre israélien à "affirmer clairement ses intentions de paix" avec les Palestiniens.
"Si Netanyahu veut sincèrement la paix, il doit le dire ouvertement", selon les trois anciens ministres, "car le statu quo signifie plus de colonies, plus de fanatiques, et en fin de compte renforcera si vigoureusement les extrémistes des deux bords que le conflit sera insoluble".
Mme Espersen a déploré que ses prédécesseurs rejettent entièrement sur Israël la responsabilité du blocage du processus de paix. "Pourquoi n'évoquent-ils pas la responsabilité du Hamas, une organisation terroriste, et ne posent-ils pas des exigences aux Palestiniens ?", a-t-elle demandé.


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