Interrogé dans l'avion qui transportait M. Obama de Los Angeles (Californie, ouest) à Seattle (Washington, nord-ouest) pour savoir si le président avait été tenu informé de cet attentat, M. Burton a répondu "oui, (il) est au courant. Et le président condamne ces attaques".
"Il y a de toute évidence toujours des gens qui veulent faire déraper les progrès que les Irakiens effectuent vers la démocratie", a déploré M. Burton. "Mais (ces progrès) sont solides, et nous sommes certains que nous nous acheminons vers la fin de notre mission de combat" dans le pays, a-t-il ajouté.
Près de 60 soldats et recrues ont péri mardi dans un attentat suicide à Bagdad, l'attaque la plus sanglante depuis le début 2010 qui a visé l'armée irakienne censée être le pivot de la sécurité après le départ des troupes américaines d'Irak dans 16 mois.
Les autorités ont accusé aussitôt Al-Qaïda. "Le timing, les circonstances et la cible, tout laisse à penser qu'Al-Qaïda est derrière l'attentat", a affirmé le général Qassem Atta, porte-parole du commandement militaire de Bagdad.
M. Burton n'a pas souhaité s'exprimer à ce sujet, renvoyant la question au ministère de la Défense.
L'attaque intervient à deux semaines de la fin officielle de la mission de combat de l'armée américaine en Irak. Les 50.000 militaires américains qui resteront devront avoir quitté le pays à la fin 2011 en vertu d'un accord conclu par les deux pays en novembre 2008.
Mais ce départ programmé des soldats américains suscite l'inquiétude du général Babaker Zebari, chef de l'état-major. Il a récemment estimé que son armée ne serait pas capable d'assurer pleinement sa mission avant 2020.
L'administration Obama a pour sa part indiqué que seules "quelques centaines" de soldats resteraient dans le pays après 2011, dans le cadre d'une coopération dans le domaine de la sécurité, et sous la responsabilité de l'ambassade.
L'attentat survient aussi en pleine impasse politique et au lendemain de la rupture des négociations entre les deux principales formations irakiennes. Le pays n'a toujours pas de nouveau gouvernement, cinq mois après les élections législatives.


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